Il était une fois l’histoire d’une carte et bien plus encore…


2000  PACIFIC CROWN ROYALE UNCIRCULATED ARCHIVE PROOF DEREK JETER CARD 1/1

 

C’est le genre d’histoire qui me fait aimer le « hobby*» encore aujourd’hui (malgré quelques passages à vide)… Elle aurait largement pu être un chapitre de mon futur livre, « Histoire du Hobby : c’est bien plus qu’un morceau de carton »  (oui il va sortir bientôt, c’est promis). Bref, j’avais surtout envie de partager cette petite pépite avec vous. C’est le  genre de carte que je ne cherchais pas puisque j’en ignorais encore l’existence 4 jours auparavant. C’est ce type de trésor qui vous met dans une impatience folle. Les contacts activés, les recherches validées on découvre une véritable histoire  autour de cette trading card. Mais avant d’avoir le graal en main, mieux vaut ne pas être cardiaque. .. Les  heures d’attente semblent interminables. De la négociation à la recherche d’informations jusqu’à l’achat final ce sont des moments indescriptibles. On passe par tous les états. Ce sont véritablement les montagnes russes. Ai-je bien fait de mettre une telle somme ? Est-ce une vraie carte ? Le vendeur est-il sérieux ? Est-ce vraiment si rare que ça ? Mais quelle est cette collection ? Pourquoi est-elle si différente ?

Mais, même une fois achetée, le « stress » n’est pas terminé. Je parlerais même d’adrénaline.  Car celle-ci va devoir parcourir bien du chemin pour arriver à bon port. Alors que j’écris ces lignes elle n’est qu’en transit en provenance de Californie (Torrance – WestCoast cards shop) vers ma mailbox* située en Arizona.  Elle aura auparavant transité dans l’Oregon (pour payer moins de taxes selon les Etats aux E-U sur ebay) pour terminer, si tout va bien, en Bretagne. Bilan carbone catastrophique mais la passion dépasse le domaine du rationnel.

Derek Jeter ayant débuté en 1995-96 en Major League of baseball mon époque fétiche se situe dans les années 90. Que ce soit en termes de design et d’originalité cette période est pour moi la plus faste. Véritables joyaux, mêlés à la bataille sans pitié entre compagnies de trading card, elles ont vu naître plus d’une carte controversée, parfois accouchant de véritables scandales.  Le marché a été inondé à cette période (ce qui a contribué aussi à sa chute) mais il est incontestablement (côtés entêtement et nostalgie assumés) le moment charnière de ma PC*. C’est ce que je vais essayer de vous raconter à travers l’histoire surprenante de  cette carte.

 

2000 Pacific Crown Royale THE REAL DEREK JETER PROOF Card #24 BLACK & WHITE 1/1.

I had this card for many years. This card is true real proof card from Pacific Crown Royale. You will not see another one like this. This is truly SUPER RARE card you will not see again.

Please refer to photo Condition : Mint+ or Gem Mint 

 

Après une pause de quelques mois (consacrés à une autre passion débordante) j’ai replongé dans ma collection de Derek Jeter lors de ce deuxième confinement. Je ne cherchais aucune carte en particulier. C’est lors d’innombrables et agréables discussions avec mon ami Charles-Antoine sur le vaste sujet que j’ai fait un petit checkup sur la toile et ses sites spécialisés dans les cartes  de baseball. Erreur fatale ? Non, au départ ce n’était que de la curiosité. Je cherchais en parallèle un article sur la société Pacific. En effet, à  la suite d’un éventuel  achat il y a quelques mois je désirais en savoir un peu plus sur cette compagnie (j’en parle peu dans mon livre ayant dû m’astreindre à une sélection). C’était une 2000 Pacific crown royale die-cut*#95 (version Base* de cette même collection).

 

 

2000 PACIFIC CROWN ROYALE BASE CARD # 95

 144 cartes dans le main set* : facile  à trouver mais son acquisition était tombée aux oubliettes avec mon occupation d’écrivain en herbe (rires).

 

 

J’ai donc tapé dans la barre de recherche Google « Pacific crown royale rare jeter ». Je suis arrivé sur un des nombreux sites répertoriant les enchères de plusieurs sites et celui-ci m’a redirigé vers ebay. Je suis tombé  par hasard sur une magnifique black and white avec une petite inscription dorée sur le bas côté gauche. Le coup de cœur fut instantané et la description faisait mention 1/1*.  Tout me laisser penser à une énième parallel* de la collection. Le subterfuge est connu sur ebay* et est utilisé par bon nombre de vendeurs afin de se démarquer. Ils font apparaître des mentions alléchantes comme les one of one*(qui, bien souvent, n’en sont pas à  proprement parler).

 

Chaque carte du set de base est ensuite déclinée en parralel*. Il existe 4 versions de chacune d’entre elles (hormis une édition « *SP rookie ou Prospect» de 25 cartes déjà incluses dans le set de base. Elles sont identiques aux cartes de base mais une version parallèle existe  et sont numérotées /499) :

 

  • Red : carte que vous pouvez uniquement trouver dans les retail * box, ce qui pour le coup est assez malin. Elle est relativement facile à trouver et n’est pas numérotée.
  • Limited Series : version où la couronne est argentée avec une mention spéciale en bas à droite en rouge « LS » et la numérotation spécifique /144.
  • Premiere Date : carte numérotée /121
  • Platinum Blue: version avec la couronne en bleue numérotée /75 et comporte la mention en or « Serial Number »

 

2000 PACIFIC CROWN ROYALE  #95 RED

 

  

2000 PACIFIC CROWN ROYALE  #95  LIMITED  SERIES  /144

 

2000 PACIFIC CROWN ROYALE #95 PREMIERE DATE /121

 

2000 PACIFIC CROWN ROYALE  #95 PLATINUM BLUE SERIAL NUMBER /75

 

On retrouve également une série d’insert* de 36 cartes appelée également partial-parallel. D’aspect visuel elle semblerait identique à la série de base du set. La seule différence notable au premier abord est sa couleur en noir et blanc. Mais en fait, elle possède une numérotation et désignation différentes. La » Black and white version » est appelée PROOFS. Elle existe également en  version parallèle, numérotée /50 exemplaires.

 

2000 PACIFIC CROWN ROYALE PROOFS #24

 

2000 PACIFIC CROWN ROYALE PROOFS SERIAL NUMBER /50 JOSE CANSECO #33

 

 

Et voilà. ..Jusque là la checklist et les cartes semblent cohérentes. Mais regardons de plus près la carte de l’enchère qui m’a interpellé.

 

 

Mais quelle était donc cette carte introuvable même  dans les listings des meilleurs sites de référencement? Il était temps d’enquêter sur cette soit disant « REAL  1/1 » qui n’apparaissait nulle part… Je décidais donc d’explorer en profondeur la collection en question. Et après quelques recherches, beckett* ne faisait aucune mention de cette « 1/1 » ou même d’une Crown Royale Proof card sans numérotation. Il y avait bien sur la checklist* une insert Proofs /50 exemplaires mais elle est au format die-cut* et numérotée à 50 exemplaires. Celle-ci est une carte au format standard et ne comporte aucune numérotation.

Très vite je me suis retrouvé sur le blog d’un incontournable collectionneur : Tanner Jones. Référence dans le hobby aux USA et à travers le monde, il a consacré un article entier sur cette collection. Il est le plus gros collectionneur de José Canseco et est tombé sur cette carte il y a quelques années. Il a accordé beaucoup de temps à ses recherches. Malgré les difficultés liées à la disparition de Pacific et de son emblématique PDG, il a pu avec ses nombreux contacts dans le hobby* trouver la réponse si précieuse : cette carte n’a, en réalité, jamais été  mise une seule fois dans un paquet de marque Pacific !

En effet, celles-ci ont été imprimées puis conservées précieusement dans les locaux de la Pacific Trading Cards Company. En 2004, la faillite brutale de la société (suite au scandale de la Corked bat card de Manny Raminez éditée par Pacific en 2000)  entraînera le légendaire  PDG Mike Cramer à revendre des pièces uniques que détenait la marque. Certains affirment que les machines d’impression ont été vendues pour une poignée de dollars.  En effet, alors que la marque a été l’une des plus belles réussites des années 90 avec des innovations incroyables (découpage lasers, diecut et prizms card…) l’affaire a fait basculer la marque appréciée Pacific dans un drôle d’épisode plein de turbulences, entre autre, avec la MLB avec qui elle avait une licence. Le scandale dévoilé n’était pas une bonne publicité pour la MLB et l’issue fut fatale à la célèbre marque (avec un autre scandale en 2001 voir ci-dessous).

 

2000 RAMIREZ MANNY PACIFIC INVINCIBLE SERIAL NUMBER /200 AUTHENTIC GAME USED BAT CORKED VERSION

 

Depuis le milieu des années 90, les cartes avec des morceaux de game used* sont apparues. L’histoire aurait pu s’arrêter là mais qui connait bien le hobby* sait que les turbulences arrivent parfois très vite. Les premiers scandales sur le doute de l’authenticité de certains game worn jersey* seront  dépassés quelques années plus tard par la célèbre « Corked bat card ». Cette trading card au premier abord sans grand intérêt basculera vers  un succès inattendu.  En 2000, Pacific Invincible offrait l’une des collections les plus complètes de l’époque en la matière. La plupart étant passées aux oubliettes, le retentissement à la sortie de la collection a  fait surgir une polémique au-delà du rationnel. Il y avait sur quelques cartes de la série un morceau de liège de la batte Manny Ramirez !

(Passage traduit de Cardboardconnection) Pendant des années, la carte est devenue une sorte de légende urbaine dans le hobby. Manny Ramirez était-il un tricheur? Était-ce un stratagème marketing de la marque Pacific? Le morceau de liège  était-il un vrai ou un « fake »? Aurait-il pu être à un autre joueur ou un de ses coéquipiers? Compte tenu des enjeux élevés à l’époque, l’histoire fut difficile médiatiquement (dépassant le monde de la trading card) et eut surtout beaucoup de dénégations et de «no comment».

 

La vérité derrière la carte de Manny Ramirez sortit  finalement quelques années plus tard. Jeff Morris (que j’ai pu avoir en direct sur messagerie privée)  était l’ancien vice-président du marketing chez Pacific Trading Cards. Il a débuté dans l’entreprise américaine bien après le scandale de la carte de Ramirez. Bien qu’il n’ait pas été directement impliqué dans ce « corked gate », il avait une connaissance bien précise de la situation. Il affirma avec clarté que ce ne fut absolument en rien un stratagème désespéré de Pacific.

“Nous avions un photographe professionnel qui allait chercher les battes de match modifiées (avec du liège à l’intérieur)  et il en a rapporté deux appartenant aux Cleveland Indians déclara Mr Morris. “Le grand avantage de ce que faisait notre photographe c’était que nous pouvions identifier et authentifier les objets comme 100% véritables. De plus, dans le cas du scandale de la batte trafiquée  nous avons pu vite savoir qui avait utilisée et à qui appartenait la batte en question, à l’aide de ses photos. Nous savons donc que celles que nous avons obtenues ont été utilisées pour le jeu.”

Comment une histoire de carte a pu faire exploser un tel scandale. Pacific en sera le dommage collatéral malheureusement. Cependant, avant de se retrouver sur un morceau de carton, les employés qui avaient la tâche de découper les morceaux de maillots, de battes ou de balles pour les insérer sur les cartes avaient semblent-ils avertis la société.

“Nous avons reçu un appel un jour qui disait :” Vous n’allez pas croire cela. Il y a du liège dans la batte que nous venons de découper. Morris déclara que la consigne fut claire et catégorique à ce sujet :  «  « Assurez-vous que cela ne figure pas sur une seule carte ». Mais le mal était fait et quelques unes seulement virent le jour. Suffisamment pour que ce soit le début du cauchemar pour Pacific.

Lorsque la carte a émergé aux yeux du grand public le scandale évoquant des tricheurs a fait l’ effet d’un tremblement de terre. Elle pointait du doigt une Major league Baseball toujours aussi peu crédible après  l’affaire des stéroïdes sur la fameuse course poursuite de Mark McGwire et Sammy Sosa. Le baseball ne voulait pas de nouvelles histoires et Pacific en paiera la lourde note .

Morris a évoqué les pressions causées par la carte. “Bien sûr, il y a eu toutes sortes de rumeurs. Tout le monde spéculait à ce sujet : ‘Oh, oui, Mike Cramer a fait ceci pour le « buzz » ou  cela juste pour obtenir son nom dans le journal.  Nous avons entendu toutes sortes de choses, mais c’était la panique dans l’entreprise et il se serait bien passé de tout ce vacarme. L’attention des médias sur Pacific n’était pas du tout intentionnelle.

L’une des cartes de la batte « bouchonnée » de Manny Ramirez a été vendue il y a quelques années pour 5000$. Selon Morris,  une seule batte sur les deux rapportées a servi pour les cartes.  L’autre et unique exemplaire serait la propriété de Mike Cramer. Il raconte d’ailleurs cette anecdote : «  Alors que l’entreprise vivait  ses derniers jours, la curiosité de Cramer l’a emporté. Il était descendu à l’aéroport et l’avait passée dans l’appareil à rayons X”, a déclaré Morris, “et bien sûr, elle était pleine de liège aussi.”

Comment Pacific Trading Cards a-t-il pu disparaître ?  La controverse entourant la relique de Manny Ramirez en liège a été le premier fait. La MLB a vite révoqué la licence de Pacific. La NFL a rapidement suivi, ce qui n’a laissé à Cramer qu’une seule licence officielle (hockey).  Ce sport et ses collectionneurs n’étaient tout simplement pas suffisants pour les maintenir à flot et Pacific a coulé. De plus, un autre scandale en 2001 à propos de certificats d’authenticité sur des maillots indiqués comme portés et insérés sur les cartes de Pacific fut l’objet de doute. Très vite la marque admettait que les maillots étaient en fait achetés neufs et donc, n’avaient jamais été portés par le joueur. La suite devint alors inéluctable. Mais tout ceci est triste et laisse quelques doutes sur le sort réservé à Pacific suite au scandale de la corked bat. En effet, Mike Cramer était un passionné hors pair. Un collectionneur du premier jour.

 

 

Mike Cramer, contrairement à d’autres chefs d’entreprises de cartes, qui n’étaient là que pour le business, était un collectionneur comme vous et moi. Dans le bureau de Pacific Trading Card, vous pouviez trouver, fièrement exhibée, sa toute première carte de baseball : une carte provenant d’un paquet de Fleer 1960 de Babe Ruth. Il produisait des trading cards depuis 1975 !

 

Quelques dates de Pacific et Mike Cramer

1968 : Mike Cramer créé sa propre marque de cartes (minor league baseball) Camer Sports Promotions

1977: Cramer Sports Promotions, l’une des plus grandes entreprises de vente par correspondance du pays, devient officiellement Pacific Trading Cards, Inc.

1990: Pacific obtient des licences de la NFLPA et de la NFL Properties, permettant à l’entreprise de produire des cartes à collectionner NFL.

1993: Obtient une licence de MLBPA et MLB Properties pour produire des cartes en espagnol. Au cours de cette année, Pacific obtient une licence pour produire des cartes de baseball en anglais et en espagnol.

1995: La découpe détaillée, comme on le voit sur les cartes de Gold Crown et Crown Royale, fait de Pacific le leader de l’industrie sur la technologie de découpe. Il reçoit une renommée nationale pour la production d’une carte de football de Jerry Jones (Crown Royale # 12), la toute première à mettre en avant un propriétaire de franchise.

1997: obtention de licences de la NHL Players ‘Association et de NHL Properties, permettant à la société de produire des cartes à collectionner de NHL. Perfectionne également l’utilisation de la technologie de découpe laser sur ses cartes.

1998: Licence accordée par la MLB Players Association et MLB Properties pour produire une gamme complète de cartes de baseball.

La suite vous la connaissez malheureusement. Cela n’engage que moi mais il est clair que Mike Cramer avait une philosophie et une âme de passionné. Il produisait toutes ces cartes avec passion et un réel amour pour le Hobby. Il s’est battu seul durant des années,  esseulé parmi les mastodontes du marché. Le fait que Jeff Morris me réponde personnellement au sujet de ma carte est un gage aussi que son personnel proche étaient des gens bien. J’aimerais qu’une marque comme Pacific revienne aujourd’hui. Il y a eu sans doute des erreurs (qui n’en n’a pas fait ?) mais comparativement à d’autres qui se sont enrichis volontairement avec les achats des passionnés, Mike Cramer était un vrai. Malheureusement Mike Cramer a totalement disparu en 2004 à la suite de la vente de Pacific sans doute meurtri par la  fin tragique  de la société pour laquelle il s’était investi comme personne, consacrant une bonne partie de sa vie à sa passion. Certains passionnés continuent à chercher Mr Cramer et une éventuelle interview, mais il semble totalement avoir tourné cette douloureuse page. Et pourtant, il aurait tant à nous apporter sur le sujet !

Et bien ma carte Proof de Derek Jeter provenait de ces planches que Mike Cramer avait conservées. Tanner Jones avec qui j’ai échangé avait fait valider son enquête au sujet de ces cartes étranges.

« La carte absolue à avoir dans toute la course à la collection d’un joueur est celle dont vous n’avez probablement pas entendu parler. La preuve d’archive inédite de la gold crown de pacific 2000. Cinq exemplaires de ces cartes ont été imprimés sous forme de feuilles pour les archives de la marque, et ont été vendus par le propriétaire Mike Cramer lorsque la société a été vendue. »

 

Planche d’impression des Proofs (seulement 5 exemplaires)

 

La différence entre ces modèles et les cartes Proof numérotées / 50 est que, bien qu’elles aient le petit rectangle estampillé en or, elles n’ont pas de numéro de série réel  (/5 pour le coup). L’autre aspect qui la démarque de la série /50 c’est que celles-ci  ne sont pas découpées (le travail a été stoppé avant la mise sur le marché pour en faire des diecut).

 

 

Il est important de noter que ces cartes n’ont jamais été insérées dans des packs et n’ont jamais été destinées à voir le jour. Ceux-ci devaient être conservés par Pacific uniquement. Alors, en discutant avec Tanner je lui ai posé la question : « mais pour toi, vaut-elle le coup d’y engager une somme à 3 chiffres ? » sachant qu’aucun référencement ou cotation n’existent ». Sa réponse fut claire et limpide : « chaque collectionneur est libre de placer cette carte dans sa shortlist ou non, tout dépend de ta manière de collectionner et de placer le curseur de ce genre de carte dans ton esprit de collectionneur. C’est en effet très rare mais certains ne mettraient pas un dollar dessus car le côté intriguant du non référencement dans les guides de cotation les rebutent. Et d’autres collectionneurs les considéreront comme beaucoup plus précieuses que toutes les autres variations, en raison du fait qu’elles n’étaient pas destinées à sortir sur le marché, et seulement cinq de chaque carte existent ! Et donc ils seraient capables de mettre beaucoup d’argent, c’est sentimental ». J’étais en phase totale avec lui mais ce qui me fit basculer définitivement vers mon achat concerne  tout ce qui entoure l’histoire de cette carte. Mike Cramer et Pacific ne m’ont pas laissé indifférent.

De plus, j’ai appris auprès de lui que les 5 exemplaires n’ont peut-être pas été  tous mis en vente sur le marché du hobby. Donc il est possible que vous possédiez l’unique exemplaire de votre joueur (cela nous laisse la place au rêve que nous procure ce genre d’anecdote). Ce n’est à proprement parler  pas une 1/1 mais dans mon cœur de collectionneur, elle l’est tout autant. Bien plus qu’une 1/1 de 2020 trouvée  dans des boîtes à plusieurs centaines de dollars qui vous permet d’obtenir une telle carte car vous mettez le prix dès le départ. Cela n’a aucune saveur.

Je place donc ce petit bijou de morceau de carton comme l’un des joyaux de ma collection. Tant bien même qu’elle ne soit pas reconnue par des guides spécialisés et validée officiellement. Tanner qui est l’un des plus grands collectionneurs, était allé chercher celle de son joueur.

Cet article qui, je l’espère, vous aura plu aura servi à vous faire comprendre l’histoire incroyable de cette carte.

 

Article écrit par Greg

 

 

*mailbox : particulier ou entreprise américaine offrant les services d’une boîte aux lettres sur le sol américain pour regrouper les achats et réduire les frais de port. Service de réexpédition vers la France qui bien souvent n’est pas proposé ou très cher.

*hobby : terme désignant la passion des cartes

*PC : personnal collection

*Base : carte de base d’une collection

*Die-cut : carte au format particulier et découpée sous différentes formes

*checklist : liste référençant une collection complète

*beckett : guide » référence » de prix et cotation des cartes de sport

*numberred : carte numérotée et limité à un certain nombre d’exemplaire

*insert : carte plus rare d’une collection et au design différent. Elle se démarque par un ratio de distribution dans les packs moins élevé que des bases cards. Elle comporte une numérotation différente.

*parallel : variante d’une carte déclinée dans plusieurs versions

*one of one – 1/1 : terme pour désigner qu’une carte est unique au monde, il n’existe qu’un seul exemplaire

*retail box : boîte à la contenance réduite et souvent destinée aux  supermarchés ou magasins non spécialisés. La chance de trouver des cartes plus rares est moindre.

*set : collection regroupant l’ensemble des cartes d’une même collection

*SP rookie ou prospect : carte mentionnant le terme SP rookie ou prospect, carte d’un joueur évoluant pour la première année en Major League ou étant un futur espoir

Source

http://baseballcardpedia.com/index.php/2000_Crown_Royale

www.ebay.com

https://www.tcdb.com/ViewSet.cfm/sid/1394/2000-Pacific-Crown-Royale

https://tanmanbaseballfan.com/2017/07/2000-pacific-crown-royale-uncirculated-proofs.html

https://www.cardboardconnection.com/truth-pacific-manny-ramirez-corked-bat-card

 

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